Un responsable du parti Insaf : « notre document relatif au dialogue ne peut être mis en doute et voilà les détails des mandats »

A propos du dialogue national, le dernier document de INSAF

yarba_al_mane_insaf

 Yarba Ould El-Man, membre de la commission permanente du parti au pouvoir, Insaf, a déclaré que la question des « mandats » ou d’autres sujets abordés « ne saurait constituer un obstacle » au lancement du dialogue national, soulignant qu’aucune discussion à ce sujet n’avait encore été engagée dans le cadre officiel du dialogue.

Dans un entretien accordé à « Sahara 24 », il a déclaré que ce qui a été soulevé s’inscrit dans le cadre de « deux points essentiels qui ont suscité la colère de certains concernant la durée des mandats », soulignant que la discussion n’a pas abordé de détails approfondis et que la question de la durée des mandats englobe d’autres domaines, parmi lesquels le Conseil constitutionnel et les autorités électorales, y compris le pouvoir législatif et la Commission nationale indépendante des élections.

Le dirigeant du parti Insaf a souligné que « le problème réside dans les accusations de trahison que certains tentent de faire valoir », affirmant que toute réserve émise à l’égard du document de l’autre partie « ne peut faire l’objet d’une réponse avant d’avoir été étudiée et discutée », car le dialogue « n’a pas encore commencé ».

Ould El-Man a souligné que la majorité « a le droit de débattre de n’importe quel sujet », ajoutant que le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani « n’a rien à voir avec le dialogue, et que son inclusion figurait dans son programme électoral en réponse aux demandes visant à l’organiser sans exclure aucun sujet ni aucune partie ».

Il a déclaré que la majorité « s’est attelée à la préparation de son document relatif à la feuille de route du dialogue et y a consacré beaucoup de temps », le qualifiant d’incontestable ».

Le dirigeant du Parti Insaf a poursuivi : « Aucune partie, ni la majorité ni l’opposition, n’a le droit de s’opposer à ce que l’autre partie a présenté avant le lancement du dialogue. »

Ould El-Man a précisé que la phase suivante, si le dialogue était engagé, consisterait à former des commissions chargées de débattre des différentes questions, avec la possibilité de créer une « instance générale ou un comité de pilotage » chargée d’étudier les propositions et de déterminer ce qui peut être accepté ou rejeté.

Le dirigeant du Parti au pouvoir a critiqué ce qu’il a qualifié de tentatives visant à « faire capoter le dialogue sur un ou deux points », soulignant que la majorité n’avait pas encore examiné le contenu du document de l’opposition, y compris la proposition de « former un gouvernement d’union nationale », une proposition d’ores et déjà rejetée par la majorité qui n’a cependant pas le droit de s’y opposer avant le début du dialogue.

Le dirigent de l’Insaf a enfin déclaré que « la majorité ne laissera pas passer cette occasion », elle s’en tiendra au dialogue et « défendra ses convictions et son document ; nous n’accepterons pas qu’un seul point en soit retiré avant le début du dialogue. »

 

 

 Front pour la Citoyenneté et la Justice "FCJ" / Déclaration au sujet du dialogue et les développements y afférents

Le comité de suivi du Front pour la Citoyenneté et la Justice s'est réuni dans la soirée du mercredi 8 avril au jeudi 9 avril.

L’ordre du jour de la rencontre a essentiellement porté sur le dialogue, les développements y afférents, ainsi que sur les positions exprimées par les différentes parties et certains partis politiques. Le comité s'est arrêté sur le caractère particulier du moment et sur la nécessité de convoquer le sens patriotique et l'esprit de consensus chez tous les acteurs.

Après examen des différentes évolutions et positions, le comité a conclu à ce qui suit :

1. La convocation du sens de la responsabilité chez tous et l’appel à la prise de conscience par l'ensemble des parties que notre pays, partant des circonstances environnantes et des évolutions régionales et mondiales, a besoin d'esprits fédérateurs et de talents qui concilient tout le monde, loin de toute rigidité et de tout repli et fermeté sur des positions et des exigences.

2. L’exhortation des partenaires au sein de la majorité soutenant le Président de la République à faire preuve de souplesse et d'adaptation pour contribuer à débloquer la situation et permettre d’entériner le dialogue et de le réussir. A cet effet, la proposition de dépasser quelques détails à l’origine de la confusion actuelle figurant dans plusieurs axes, et pas uniquement dans celui des réformes constitutionnelles – serait de nature à faciliter cette dynamique.

3. Le Front pour la Citoyenneté et la Justice mandate son président, Mohamed Jamil Mansour, et son représentant au sein de la délégation de la majorité, Mohamed El Emine Dah, à entreprendre les contacts et les concertations nécessaires pour surmonter l’impasse actuelle et les obstacles observés, qui empêchent de tourner la page des consultations préliminaires relatives à l'ordre du jour du dialogue et de sa feuille de route.

4. Le Front pour la Citoyenneté et la Justice rappelle sa position claire à laquelle, il demeure foncièrement lié, à savoir son attachement aux dispositions verrouillées de la Constitution à propos desquelles, il rejette toute atteinte. Le Front pour la Citoyenneté et la justice considère que l'intérêt, l'avenir du pays, la crédibilité du système et sa réputation résident dans le respect des règles de l'alternance, et dans le refus de toucher à la limitation des mandats présidentiels.

A cet effet, le Front exprime sa satisfaction des déclarations du Président de la République à ce sujet.

5. Le Front pour la Citoyenneté et la Justice demande que soient suivies de près les évolutions au Moyen-Orient, que soient évaluées les conséquences de la baisse des prix et du début de l'apaisement de la crise, et que ces éléments se répercutent sur nos propres prix afin d'amorcer un retour à la situation antérieure, aux mesures et aux dernières augmentations.

6. Le Front pour la Citoyenneté et la Justice condamne énergiquement les crimes de guerre et les massacres perpétrés hier par Israël dans l'ensemble du Liban et de sa capitale Beyrouth, qui confirment – pour qui en aurait encore besoin – la nature agressive de l'ennemi sioniste usurpateur.

Nouakchott, le jeudi 9 avril

Le comité de suivi.